Minami Kaiko, Gravure originale, 1980
Gravure originale,
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À propos de l’artiste
Minami Keiko (南桂子), née le 12 février 1911 dans la préfecture de Toyama (Imizu District), et décédée le 1ᵉʳ décembre 2004 à Tokyo, est une artiste autodidacte — graveuse en aquatinte et cuivre, peintre et poète
Orpheline très jeune, elle est élevée par sa famille d’accueil, exprime très tôt une passion pour la peinture et la poésie. Elle étudie sous le mentorat de la romancière Sakae Tsuboi, et fréquente l’École des Beaux-Arts de Tokyo de 1927 à 1929
Elle s’inscrit pleinement dans le mouvement sōsaku hanga, né au début du XXᵉ siècle, en réaction à l’industrialisation et à l’influence de l’Occident. Les artistes de ce courant revendiquent la création intégrale — dessin, gravure et impression réalisés par l’artiste même, contrairement au modèle traditionnel japonais
Après la Seconde Guerre mondiale, ce mouvement gagne en visibilité internationale, notamment grâce à un goût renouvelé pour l’abstraction et le métissage Est-Ouest
Après la guerre (post-1945) : Minami quitte Toyama pour Tokyo, approfondit la peinture à l’huile avec Yoshio Mori, tout en s’ouvrant à la littérature pour enfants .
Rencontre décisive : C’est à l’atelier de Mori qu’elle rencontre son futur époux, Yōzō Hamaguchi, graveur en mezzotinte — un partenariat essentiel à sa carrière
Paris (1953–54) : Le couple s’installe à Paris. Minami étudie chez Johnny Friedlaender, maître en aquatinte. En 1956, le ministère français de l’Éducation achète son œuvre Landscape
Reconnaissance mondiale : En 1957, son œuvre Shepherdess with Her Flock est choisie pour une carte de vœux du MoMA à New York.
En 1958, Tree of Peace fait l’objet d’un tirage UNICEF ; en 1966, Children, Bouquets and Dogs illustre un calendrier UNICEF.
En 1959, elle devient artiste officielle des Nations Unies
Années 60–70 : Elle illustre plusieurs ouvrages littéraires et poétiques (Beauvoir, Duras, Tanikawa), collaborant avec la littérature contemporaine
En 1981–82, elle rejoint San Francisco ; ses œuvres décorent l’Hôtel Impérial à Tokyo dès 1982
En 1996, après plus de quarante ans hors du Japon, elle rentre au pays
Esthétique & stylisation
Ses gravures (aquatinte et cuivre) se distinguent par un univers onirique, narratif, presque enfantin, souvent peuplé de jeunes filles, oiseaux, arbres — une douceur subtilisée par un sentiment latent de mélancolie .
Elle puise autant dans la simplicité de Paul Klee que dans la lyrique du mouvement folk mingei, pour créer des compositions équilibrées, minimales, empreintes d’une délicatesse poétique .
Elle fait partie des pionnières : membre fondatrice de la Women’s Print Association (Joryū Hanga Kyōkai), première association japonaise de graveuses.