Gina Pellon, Gravure, 1970
Gravure signée en bas à droite,
Datée au dos 1973,
Gina Pellón est née en 1926 à Cumanayagua, près de Cienfuegos à Cuba. Très tôt attirée par l’art, elle suit des études à l’Académie des Beaux-Arts San Alejandro de La Havane où elle se forme à la peinture et au dessin. Dans les années 1950, elle participe activement à la vie artistique cubaine et expose dans différents salons de La Havane.
En 1959, au moment de la révolution cubaine, elle décide de quitter son pays et s’installe à Paris, ville qui deviendra son port d’attache pour le reste de sa vie. Elle y retrouve un climat artistique cosmopolite et fécond, marqué par l’après-guerre, l’abstraction lyrique et la figuration libre. Bien qu’associée à l’École de Paris, elle développe un langage très personnel, nourri à la fois par ses racines cubaines et par son immersion dans l’avant-garde européenne.
Son œuvre se caractérise par une obsession pour la figure féminine, qu’elle décline en silhouettes sensuelles, mystérieuses, parfois inquiétantes. Ses femmes aux grands yeux, aux corps allongés et déformés, habitent des toiles éclatantes où dominent le bleu, le rouge, l’orange et le vert. Elle peint aussi des portraits, des couples, des groupes, mais la femme reste toujours au centre, figure totem ou muse intemporelle.
Tout au long de sa carrière, Gina Pellón expose régulièrement en France, en Scandinavie, en Espagne, à Cuba et aux États-Unis. Ses toiles séduisent autant les collectionneurs privés que les institutions, et elle participe aux grands salons parisiens comme le Salon Comparaisons et le Salon des Réalités Nouvelles.
Elle vit et travaille à Paris jusqu’à sa mort en 2014. Sa vie d’exil, entre l’énergie caribéenne et la rigueur parisienne, donne à son œuvre cette intensité particulière, mélange de sensualité, de lyrisme et d’intranquillité.